Les spécificitées du site sous leurs formes matérielles et immatérielles ont été percues comme des leviers pour le projet. Les ruelles étroites, les passages en pas d’ânes, les descentes d’escaliers, les voûtes en pierre et les murs militaires qui forment l’enceinte sont quelques éléments structurants de la Citadelle. Le processus de ré-utillisation du bâtiment, vacant depuis plus de 30 ans, a été pensé à travers la programmation du lieu et l’acte architectural. Le passé du bâtiment de couvent et de prison du lieu lui confère un statut de lieu de souvenir et de mémoire. Les archétypes de l’architecture vernculaire bastiaise ont été une source d’inspiration pour le projet. Une ruelle étroite est recréée au sein du bâtiment, la rue des Clarisses, qui s’est perdue lors de l’ajout du volume de la prison, les circulations rappellent la forme des butons qui relient certains bâtiments du centre-ancien. La résolution qui se veut contemporaine à travers l’usage des matériaux tient compte des formes anciennes présentes dans la Citadelle et de l’héritage du bâtiment.